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Relais double mixte: un record du monde en sept exemplaires !
le 26-11-2019
par Philippe Perroud
En attendant la 55e !

Barbara Barthet et Alexandre Chirat avaient déjà établi quatre fois la marque à 54. Le record du monde du relais double mixte a encore été égalé trois fois ce week-end par Barthet/Sève et Amar/Marsens.

Alexandre Chirat et Barbara Barthet avaient égalé deux fois leur record du monde au Meeting International de Bruguières dans des conditions particulièrement difficiles (Photo Php)

C’est un record du monde très français. Mais ils ne sont plus seulement deux à le détenir. Barbara Barthet et Alexandre Chirat l’avaient établi quatre fois à 54 frappes, lors de la Coupe du monde de tir, puis au Meeting International de Bruguières. Avec ce curieux point commun : ils avaient à chaque fois tenté 58 tirs.
Ce 54/58 est de nouveau ressorti ce week-end à Montélimar, lors du tournoi des As, avec encore Barthet. Mais cette fois Barbara était associée à Clément Sève. Et un autre duo, composé par Floriane Amar et Frédéric Marsens, a égalé à deux reprises le record. Petit détail : ils ont tiré 57 et 56 fois.
« C’est en effet un détail » reconnait Floriane, « ce qui compte, c’est bien le nombre de boules frappées ». « Mais Floriane a misé sur son expérience » souligne Jean-Paul Delorme, un des coaches présents sur l’épreuve. « C’est vrai » admet-elle, « je savais quand Fred m’a passé le relais que ce serait le dernier et qu’en 21 ou 22 secondes on n’aurait donc pas la possibilité d’aller au-delà de mes quatre boules à tirer. On était à 50 frappes, cela signifiait qu’en tapant tout, on égalait le record » explique-t-elle, en témoignant d’une grande lucidité.
On a le souvenir qu’Alexandre Chirat avait affiché cette même lucidité à Bruguières en se montrant capable de gérer à la seconde près. Cet ingrédient fait donc partie de la recette.

Les filles françaises ne sont pas le maillon faible

L’autre gestion à savoir mener est celle du physique. « Les garçons courent plus vite que les filles donc le temps de récupération des filles est inférieur. Il faudra en tenir compte pour composer les duo » avait expliqué Jacques Faresse quand l’épreuve était apparue. Floriane Amar courait pour la première fois un relais mixte et elle avoue que Frédéric Marsens l’a mise dans le dur : « J’ai été secouée » dit-elle, mais elle a trouvé le moyen de s’adapter au rythme d’un partenaire masculin.
« Les trous se font surtout sur la fin » remarque aussi Jean-Paul Delorme. « Il faut donc gérer son capital physique pour être performant sur les cinq minutes ».
C’est peut-être aussi une des raisons de la mainmise française sur ce record mondial. « La France a toujours été bonne en tir sportif » note Alexandre Chirat, « mais on a vu sur les compétitions internationales que la fille est souvent le maillon faible dans les équipes de certains pays. Alors que Barbara était en cohérence avec moi, et on a vu ce week-end que Floriane est aussi une grande habituée des courses ».
La qualité du tir sportif français est donc une réalité partagée  aussi bien chez les filles que chez les garçons. Ce n’est donc pas un hasard si ce week-end, Barbara Barthet et Alexandre Chirat ont vu une autre fille, Floriane Amar, et deux autres garçons, Frédéric Marsens et Clément Sève, se hisser à leur hauteur. 
« On sait qu’on a du talent en France, et on peut en citer d’autres comme Guillaume Abelfo, Jérémy Micoud, Mélanie Fabry » disent nos intervenants. « Il y a  aussi des jeunes qui peuvent émerger ».

Alexandre Chirat : « J’ai envie d’être dans l’équipe qui battra cette marque de 54 »

Reste à savoir si une malédiction ne bloque pas le record à 54 frappes. En tout cas, voilà sept fois que la 55e se fait attendre.
« Non, cette marque va tomber, il n’y a ni malédiction ni blocage. On avait d’ailleurs frappé 55 boules à Bruguières » se souvient Alexandre Chirat, « mais l’une d’elle était restée en place et n’avait pas compté » rappelle-t-il. On ajoutera, sans minimiser les performances de ce week-end, que Chirat et Barthet avaient réuni des conditions contraires à Bruguières (terrains en pente et détériorés, plein air donc absences de repères). Le boss, comme l’appelle Guillaume Abelfo, a été un spectateur très attentif à Montélimar des performances réalisées par d’autres que lui.
« Si ça m’énerve ? Oui et non. Non car ça fait plaisir de voir des gens talentueux réussir de belles performances. Oui parce que j’ai envie d’être dans l’équipe qui battra cette marque de 54 ».
Voilà qui ferait un mot de la fin prometteur si Floriane Amar ne souhaitait pas passer deux messages qu’il faut entendre : « dites bien à tous mes coéquipiers de ce week-end que j’ai passé un très bon moment. Je dois même dire que cette première compétition où toutes les épreuves étaient mixtes m’a redonné une vraie envie. La mixité est une réelle valeur d’avenir pour notre sport. Les garçons nous tirent vers le haut, mais ils prennent les filles au sérieux et on leur apporte quelque chose par notre implication ».

Frédéric Marsens et Floriane Amar ont égalé deux fois la marque mondiale ce week-end au tournoi des As (photo BT)



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