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Tournois de Pëntecôte: la tournée des sites
le 08-06-2019
par Rédaction Sport-boules
Le "Bellecour", c'est un site à Lyon et cinq en-dehors de Lyon. La place où la statue de Louis XIV veille sur les tournois de Pentecôte n'est pas la seule à bouillonner de la fièvre de Pentecôte. 
C'est là que se situe le carré d'honneur et ce sera donc le seul lieu en activité lundi, pour les demi-finales et finales.
Mais pendant deux jours, cinq autres sites permettent de répartir les 7500 joueurs et joueuses de ces tournois hors normes.


Corbas: la ballade des gens heureux

Gisèle est bien installée sur son pliant. Elle suit tranquillement la partie de M4 qui se déroule sous ses yeux. 
-Vous supportez qui ?
« Personne, on est juste là pour le plaisir ». Là, c’est Corbas. On ? C’est elle et son mari, Bernard Dechanoz, qui ont choisi le lieu « par confort».
«On n’est pas loin, on vient de Janneyrias. Le premier jour, on aime bien venir comme ça au hasard. Le dimanche, c’est Bellecour ».  Et le lundi ? « On suit rarement les finales, sinon le lendemain dans les journaux ».
Bernard  est un passionné, qui a donné de son temps au club de formation du Dauphiné Lyonnais, il a vu passer les Maxime Terrier, Di Jorio et autres jeunes pousses (à l’époque). Il se contente désormais de ballade des gens heureux sur les jeux, pour le plaisir de l’œil. Au moment de prendre la photo, un espiègle sur roulettes se mèle au cliché. C’est Roland Gritti, qui a vu le couple suivre sa partie. Alors il est venu partager la photo. Roland a perdu ses jambes il y a quarante ans, il est pointeur de l’équipe de Thierry Monnet de Lucenay, avec Betty Varrier, Gérard Chalus dit le Général, et Bernard Marcel. « Il est aussi basketteur en fauteuil à Prissé-Macon ». Lui aussi se ballade parmi les gens heureux d’un tournoi de Pentecote.

Des trois, le joueur est sur fauteuil, les autres sont spectateurs, mais tous ont le sourire des gens heureux (Php).

Pause déjeuner: les bons plans

Le stade des Taillis, tout proche de l'aérodrome. L'heure de la pause déjeuner approche, et même les avions se mettent en mode repos. Ici, ce sont les quatrièmes divisions, messieurs et féminines. Là où l’art de la convivialité bouliste se retrouve dans les détails. Comme pour Raymond Duinat, président de la Boule du Château d’Eau de Feurs. L’ex-joueur de National (avec son frère Daniel) est accompagné de son secrétaire de club, Thierry Nicollet. Les deux hommes s’emparent de mallettes qui se transforment une fois dépliées en table et bancs pour huit personnes.
« Eh oui, on ne joue pas, on assiste nos féminines et on coache ! » Et accessoirement, on prépare la pause déjeuner. Madame Duinat, Marilyn, et Nicole Duillon n’ont plus qu’à déplier, elles aussi, leurs jambes sous la table. A quatre sur une table pour huit ? Quand on repasse devant eux une demi-heure plus tard, deux autres équipes féminines sont venues se joindre à eux !

Dans quelques instants, les mallettes magiques vont se transformer en un vraui pique-nique de Pentecôte (Php).

Les gars de Panissières eux, ont choisi le bord de route, entre le cul de deux voitures, pour déplier leur pique-nique. La Joyeuse Boule  porte bien son nom : c’est tout en rires et sourires que l’équipe de Clovis Bruyère (Vincent, Pierrot, Pierrick et Bernard) raconte sa matinée. Lever 4 h, départ 5 h pour être sûr d’être bien là à 7 h 30, première partie perdue, la deuxième gagnée sans jouer. « Une équipe des Pierres-Dorées qui n’est pas venue ». S’ensuit une comparaison entre office et forfait. « On marque les points comme si on avait joué et gagné. D’ailleurs on a joué, et on n’en a pas manqué une ! ». 


Repas limité à 30: Pänissières saura prendre le temps de la pauise déjeuner (Php).

             Champagne-au-Mont d’Or : Fidèle au Pentecôte


Pour la 4e année consécutive avec la participation de la municipalité de Champgne-au-Mont-d’Or, la Boule Champenoise a édifié 80 jeux sur le stabilisé sur stade Rollet. A l’origine la section bouliste locale avait répondu à l’appel de Michel Couble, l’ancien président du Comité du Rhône, en quête de terrains pour son événement. Les dirigeants champenois ont effectué un énorme travail comme le confirme son président Patrick Gellon : « C’est sur que c’est du beau mais nous sommes récompensés car c’est une belle fête. Nos 45 bénévoles ont permis à l’épreuve de se dérouler dans de belles conditions. Nous avons en plus la chance d’avoir pour nous un superbe temps. Nous sommes toujours contents de travailler avec le comité du Rhône ».
Une collaboration qui devrait perdurer à moins qu’une pelouse synthétique vienne prendre place sur le terrain stabilisé et empêcher la pratique du sport boules.  


Les boulistes ont pu profiter à Chamapgne-au-Mont d'Or d'un beau cadre champêtre (photo BT) 

Dardilly : Marius Perret veille au grain


Les dirigeants du comité du Rhône et de la Métropole ont également produit un gros effort pour que l’accueil des boulistes soit parfait. Les dirigeants ont œuvré mais également les arbitres qui ont du avoir l’œil pour siffler tout manquement au règlement. Marius Perret qui a en charge les arbitres nous livre les points à surveiller : « Nous sommes stricts sur la tenue. Heureusement en M2, les boulistes sont « presque » raccord au règlement. Heureusement que le beau temps est là car par temps de pluie des problèmes se posent »
Autre point règlement établi depuis le début de la saison, le pied qui doit être posé avant la ligne. Marius Perret est surpris par l’adaptation des joueurs : «  Les boulistes m’ont étonné car nous n’avons pratiquement pas eu à siffler. Je pensais vraiment que cette nouvelle règle serait moins vite assimilée.   


Marius Perret a pris de la hauteur pour tout surveiller (Photo BT)

Bellecour, retour en douceur

Les rues de Lyon sont bondées en ce samedi ensoleillé. Y compris la rue Victor-Hugo qui débouche sur la place Bellecour et où les stigmates de l’attaque du 24 mai  dernier se sont évaporés comme la poussière du temps. On déambule au gré de son humeur, avec pour certains un arrêt au stand des tournois de Pentecôte. Le plus souvent l’air étonné, confondant pétanque et lyonnaise presque toujours, le badaud se mêle rarement aux spectateurs, comme s’il n’osait pas. Ceux qui s’installent en tribunes sont en majorité des déjà convaincus, des boulistes pratiquants ou sympathisants.
Et puis les rues de Lyon sont trop tentantes pour les autres, les gilets jaunes ne sont pas ce samedi sur la presqu’ile où la seule manifestation est donc sportive. L’élite masculine et les féminines 2 sont les élus du carré d’honneur, et c’est en somme un samedi très ordinaire de tournoi de Pentecôte qui s’étire en langueur. Le chapiteau a repris ses droits après la parenthèse de l’an dernier, où il avait fallu laisser la place aux « fans zones » de la Ligue Europa de foot et des demi-finales du Top 14 de rugby. Ce retour à la maison, c’est ce qui s’appelle un retour en douceur.

Retour au pied de la statue de Louis XIV (Php)

Pour rien au monde, les boulistes avertis et tous les autres, ne veulent manquer le rendez-vous du Bellecour. 


La 107e édition est fidèle à ses devancières. La 1re journée s’est déroulée sous une forte chaleur et un ciel bleu azur.


A Montanay, les M3 ont pris possession du terrain de football. Ici 80 jeux ont été tracés et le site accueille 160 quadrettes, soit quelque 800 personnes.

 Sur des terrains peu évidents, avec du sable et parfois de l’herbe, pointeurs et tireurs s’habituent. De toutes les façons, il n’y a guère le choix. A la table de marque, les membres du Comité bouliste départemental du Rhône Gérard Barnaud, Michel Belay (papa de Sébastien), Jean Vial et Maurice Bruyas qui porte allègrement ses 88 printemps, veillent au grain. Les parties se déroulent sous le l’œil bienveillant des arbitres nationaux Jean-Louis Plasse et Thierry Bibet et régionaux Jean-Michel Klamm et Jean-Jacques Guignard.



Depuis 4 ans, tout ce petit monde est accueilli par les bénévoles de l’Union Sportive de Montanay Football. Il faut des bras car le travail ne manque pas. Les troupes sont mobilisées. 25 personnes sont réunies autour de Jean-Pierre Bertillier qui célèbre ses dix années de présidence. 



En milieu de journée, à l’heure du rush, tout est fait pour que joueurs, accompagnateurs et spectateurs puissent se rafraîchir. Et aussi se restaurer. Environ 100 kg de fruites ont été préparés, 200 merguez, 200 saucisses et 200 steaks ont été préparés. Voilà une affaire qui marche ou plutôt qui roule. Le sourire est de mise.

 



A Rillieux-la-Pape, à quelques kilomètres de là, deux terrains de football ont été mobilisés. L’un accueille les M4 avec 64 jeux pour 341 quadrettes et l’autre les F3 avec 32 jeux pour 58 doubles.



 Au total plus de 500 joueuses et joueurs sont présents. Ici aussi, les festivités battent leur plein. A la table de marque, Marcel Deschamps président du Secteur Bouliste de Caluire-Rilleux est secondé dans sa tâche par Eric Louat et Marc Porcher. Côté arbitrage, cinq chevaliers du sifflet officient : François Valérioti et Michel Jambon (nationaux), Robert Zanga (régional), Serge Fiacre et Fernand Furst (départementaux).



Pour la 2e année, le club de football de l’Olympique de Rillieux apporte son précieux concours. Autour du président Mohamed Azazi, une trentaine de bénévoles ne ménagent pas leurs efforts à la buvette ou au barbecue. Là aussi, frites, steaks, merguez, grillages ravivent les palais.



Tant à Montanay qu’à Rillieux-la-Pape, dans un cadre champêtre chacun y trouve son compte. La fête est belle !



 




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