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Final Four Masculin : "La Coupe d'Europe est un objectif pour le club"
le 12-06-2015
par Fabien Amar
La CRO Lyon est en Italie ce week-end pour tenter de conquérir un quatrième européen. Seul club français à avoir décroché la Coupe d'Europe masculine en 2004, 2006 et 2008, les Lyonnais tenteront notamment de faire plier les clubs italiens, dominateurs de la compétition, sur leurs terres.
Florent Amar, président du club de CRO Lyon, nous présente les enjeux et les dessous de ce week-end.

Que représente la Coupe d'Europe pour CRO Lyon ?

Chaque année, nous attendons la Coupe d’Europe avec un peu d’impatience. La Coupe d’Europe est une belle compétition avec une ambiance particulière.
 
Nous avons une formidable histoire avec la Coupe d’Europe. Elle débute en 1992 avec la finale CRO - Chiavari dont beaucoup se souviennent encore. Les duels entre Cheviet, Combet, Condro, Bilon, Gielly, Perras, Cluzel et autres contre Sturla, Suini, Lozano, D’agostini, Aghem, Bruzzone,…sont des moments boulistes inoubliables pour le club de la CRO Lyon avec en plus, la petite anecdote sur le tir entre Bilon et D’Agostini…

NDLR : Emmanuel Bilon, qui devait absolument emporter la victoire, fait match nul contre l'italien en cumulant trois déveines : l'italien était parti trois secondes avant le départ - à l'époque, on décomptait 5, 4, 3, 2, 1 pour le top départ - et la boule adverse n'avait pas été sifflée, son partenaire oublie de remettre sur le porte boule sa dernière boule de tir et enfin, l'ultime boule de l'italien, plus que litigieuse, était validée.


L'équipe de Chiavari lors du match retour à Lyon en 1992

Ensuite, il y a la finale perdue en 2000 à Gap contre la Ferrero. J’étais personnellement dans les tribunes et je me souviens de Sturla et Mandola……Que dire de ces joueurs, si ce n’est qu’ils étaient au top du top à ce moment-là !
Nous perdons encore contre les mêmes en 2001 et 2003. Enfin, nous avons accroché notre nom au palmarès de l’épreuve à trois reprises. Après une hégémonie italienne, nous gagnons en 2004, 2006 et 2008.


Riva Trigoso - 2008
 
La CRO Lyon Boules est européen depuis des années, mais il est impossible de se lasser de cette compétition. Les rencontres avec les joueurs étrangers, les déplacements, les tribunes pleines (ce qui n’arrive pas souvent malheureusement en championnat de France), la tension, l’émotion,…… Tout cela n’arrive qu’en Coupe d’Europe et nous sommes heureux de connaître cela.

La Coupe d’Europe est un objectif pour notre club même si le résultat dépend beaucoup du tirage au sort  et souvent d’une seule boule lors des épreuves d’appui. Mais avant cela, il faut faire preuve de beaucoup de qualité et de sang-froid.
 
La CRO a une histoire avec cette Coupe d'Europe, avec trois victoires acquises en 2004, 2006 et 2008. Aurais tu quelques anecdotes à nous raconter autour de ces aventures européennes.

Elles ont toutes les trois une petite histoire.
En 2004, c’est la première ! Première pour la CRO Lyon Boules, première pour un club français ! La finale se déroule en France à Eybens, contre la Ferrero.
C’est évidemment magique car la Ferrero comptait Maugiron et Scassa en course mais surtout Ballabene, Suini, Sturla, Bruzzone, Losano,…qui gagnaient chaque année la Coupe d’Europe. Gagner la première fois contre cette équipe en finale c’est merveilleux. Ils nous avaient fait tant de misères depuis 2000…

A noter que durant cette compétition, Xavier Majorel avait réalisé le score parfait de 37 points en précision à Asti (en Italie) lors du tour précédent gagné à l'épreuve d'appui contre la Tubosider.
 
En 2006, encore la Ferrero, Gérard Condro réalise trois "biberons" la dernière mène en combiné alors qu’il était en retard pour gagner Pautassi et ainsi gagner le match !! A l’époque le match se finissait sur deux combinés et deux simples. Un exploit pour faire gagner le match.


Chivasso - 2006
 
Enfin, en 2008, nous gagnons tous nos matches avant que le dernier tour ne se joue. Nous avons dominé très largement la Coupe d’Europe cette année en finissant en apothéose contre la Ferrero des Pautassi, Vottero, Grosso, Perras, Deregibus…et Alcaraz, qui nous a rejoint depuis !
 
Trois finales gagnées, trois fois contre la Ferrero Caudera!


La Ferrero Caudera lors de la Finale 2006
 
Comment s'organise la préparation avant le Final Four en Italie ? 

C’est le moment le plus important de la saison. Gagner la Coupe d’Europe est plus important que n’importe quelle autre compétition. Il faut forcément faire attention à ce que l’on fait dans l’approche de ce week-end.
 
Durant les quinze jours qui séparent le quart de finale retour de la finale, la concentration et la préparation sont importantes. L’entrainement est régulier, deux fois par semaine. Les coureurs s’entraînent idéalement. Mais tous les joueurs ont l’habitude de cette approche, avec les différentes compétitions internationales avec le club ou l’équipe de France. Donc, le Final Four s’organise, se prépare, c’est certain mais sans pour autant changer les habitudes d’entrainement. Les joueurs sont préparés toute l’année pour participer à des grands événements.
Il faut simplement être un peu plus vigilant sur des petits détails comme la fatigue, la récupération, l’alimentation, mais ça ne change guère fondamentalement des autres semaines.
 
Enfin, le déplacement et l’hébergement sont déjà fixés comme ça, pas d’inquiétude ou de stress inutile au dernier moment.
 
Quelles seront les clefs d'un succès dimanche prochain et quelles sont les forces du groupe pour y arriver ?

La première des choses est de se dire que l'on a toutes nos chances. Nous ne sommes pas favoris (la BRB domine cette épreuve depuis trois ans et la rencontre se déroule en Italie avec deux formations italiennes), mais nous avons les capacités de gagner. Nous ne ferons en aucun cas un complexe d’infériorité.


Les italiens de la BRB Ivrea, vainqueurs à 5 reprises de la compétition
 
Pour gagner il faudra être top. La BRB et La Pérosina sont très fortes. Les Slovènes sont un peu moins connus mais sont aussi valeureux. Eux seront présents au rendez-vous, donc si on veut gagner, il n’y aura pas de place à l’approximation. Les ingrédients à mettre sont, comme souvent, beaucoup de talent et de qualité dans nos épreuves, mais pas seulement : il faut également beaucoup de courage, de cœur et de solidarité dans le groupe, ce qui fait la force de la CRO Lyon.
 
Les deux premiers tours sont notre point faible depuis trois matches alors qu’il a été notre point fort tout au long de l’année. Cela serait bien, voire primordial, de bien débuter les rencontres car nous n’aurons pas de droit à l’erreur. Nous avons un très bon dernier tour mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous reposer dessus, car La Pérosina et la BRB ont des joueurs aussi impressionnants.



Article : Christophe Campiglia


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