En cas de problème d'affichage, actualisez votre page :
CTRL + F5


Trouver un club

Agenda




Partenaires
   
Actualité

Catherine Galien : "le Super 16 permet de faire reconnaître le Sport Boules Féminin"
le 07-05-2015
par Fabien Amar
Après sa victoire lors de la cinquième étape du Super 16 Féminin à Bourg-Saint-Andéol, Saint-Priest est désormais sur le podium. Inséparable avec Monique Grenier, Catherine Galien, capitaine de la formation installée sur la troisième marche, revient en interview sur le parcours des San-priotes, à la veille de la sixième étape à Allonnes (72) vendredi 08 et samedi 09 mai prochain.

Quel souvenir gardes-tu de la victoire à Bourg-Saint-Andéol ?
Catherine Galien : Depuis la création du concours de Bourg-Saint-Andéol, je suis allée à chacune des éditions, je suis vraiment une fidèle du concours. Ce concours était très intéressant à l'époque où c'était un 64 toutes divisions, il avait beaucoup plus de charme à mon avis.

Mais c'est un rendez-vous incontournable pour moi, un des endroits que je préfère. Et j'ai vraiment été ravie de gagner cette vingtième édition avec Monique Grenier. Comme chacune année, nous avons joué avec les conditions climatiques, un peu difficile à cause du vent, mais ce fut un week-end bouliste très sympa. Les parties, comme à chaque fois, il faut toutes les jouer et c'est mieux quand on les gagne !



Evoquons cette saison 2014 / 2015 : vous êtes sorties des poules lors des cinq premières étapes et vous voilà sur le podium du classement du Trophée du Super 16 Féminin !
On continue à prendre les parties au fur et à mesure. Après, c'est vrai qu'on essaye de se mettre un challenge : on aimerait essayer de faire encore deux résultats à Allonnes et pour Pentecôte. On n'y pensait peut être pas avant, mais maintenant qu'on est à cette place, on essaye de viser la cerise au bout.

Tout ce qu'on va essayer de faire, nos adversaires vont être comme nous et essayer de gagner ! Mais effectivement, c'est une saison qui est plaisante cette année.

Parles nous de ta partenaire Monique Grenier ?
Je connais Monique depuis très longtemps puisque quand les clubs sportifs ont débuté, ils étaient organisés par département.
 Le Rhône m'avait sollicité pour jouer dans l'équipe, j'ai joué beaucoup de saisons avec elle à cette occasion. Ensuite sont venues les équipes de société et on s'est séparé quelques années. On s'est retrouvé ensuite pour faire une saison ensemble avec Evelyne Jolivet. On s'est séparée à nouveau. Et là, nous voilà de nouveau ensemble, cela doit faire la sixième saison. A l'époque, nous n'avions pas pu joueur souvent ensemble, car c'était une tireuse et je tirais également.



Monique, c'est quelqu'un qui est très sympathique, qui ne se prend pas la tête et qui est droite : c'est une qualité que j'apprécie dans les boules. C'est une très bonne joueuse qui a le sens de l'équipe. On s'encourage mutuellement, en cas d'échec, on essaye de racheter les erreurs de l'autre : on se complète, sans avoir aucun mot plus haut que l'autre. Et une fois sorties du terrain, on en parle plus du tout !

Pourrais-tu nous retracer ton parcours bouliste ?
Toute ma famille joue aux boules : mon grand-père, mon père, mon oncle. Un jour, il manquait quelqu'un et on me demande de compléter une équipe : je n'avais jamais touché une boule de ma vie ! J'avais à cette époque 27 ans.
J'ai pris la licence l'année suivante et j'ai eu la chance qu'à ce même moment, se monte la commission féminine dans le Rhône. J'ai pu aller au Pont Pasteur où l'on trouvait monsieur Allibert ou encore Monique Roux qui nous entraînaient : d'une quarantaine de filles au départ, nous nous étions retrouvées à quinze, ce n'était pas simple, il fallait y aller après le travail.

Puis j'ai eu la chance de jouer avec ma première partenaire, Monique Roux, qui m'a tout appris. Ensuite j'ai volé de mes propres ailes pour jouer avec Monique Deleuze, puis j'ai pris mon envol en tant que tireuse avec Denise Pavillon. Nous avons partagé beaucoup de saisons ensemble.



Puis, j'ai arrêté de jouer en féminine pour évoluer pendant trois ans avec les hommes, en seconde division. J'étais positionnée comme pointeuse en second, mais si un tireur était absent ou souffrant, cela ne me dérangeait pas de prendre le tir, ce n'était pas un souci !
Après cela, Adeline Jolivet m'a demandé de jouer avec elle à Quincieux, où évoluait Monique Grenier avec Aline Philibert.

C'est à ce moment que j'ai repris ma catégorisation en féminine. Je suis ensuite revenue à Saint-Priest et ai joué avec Nicole Briant. Puis j'ai demandé à Valérie Esparron de faire équipe, car je ne me voyais plus faire tout un concours au tir, nous avons du évoluer ensemble pendant quatre saisons. Le club sportif féminin à Saint-Priest s'est créé, Monique Grenier est arrivée et nous avons fait équipe ensemble.
Mon club, c'est Saint-Priest : avec une vingtaine de saisons passées sur mes vingt-neuf ans de carrière bouliste !

Te reste-t-il un souvenir particulier de toutes ses années ?
Oui, j'ai fait énormément de compétitions toutes divisions avec un certain monsieur Guiguet : nous en avons fait des parties, contre de sacrés joueurs. C'était très agréable de jouer avec ce monsieur, j'en garde encore aujourd'hui de très bons souvenirs.

Le Super 16 Féminin déroule sa quatrième édition : quel est ton avis sur la compétition ?
C'est une compétition qui est très bien. Au niveau des féminines, le fait d'avoir ces divisions, c'était devenu à un moment obligatoire : des joueuses qui arrivaient en quatrième division tombaient contre des joueuses confirmées, c'était forcément compliqué.

Le reproche que je peux faire, c'est que nous n'avons pas assez de compétitions. Il y a quelques années, je pouvais jouer sur 48 week-end par an. Pour les filles qui évoluent en club, elles jouent plus régulièrement et gardent le rythme pendant toute la saison hivernale. Pour les autres, c'est sept étapes du Super 16 et les championnats de France.
Mais le Super 16 a permis une sélection de joueuses. Attention, tous les niveaux sont intéressants, tout le monde peut gagner dans une partie de boules, mais pour se faire reconnaître au niveau féminin, il fallait l'organiser ce Super 16 Féminin.

En savoir plus :

Le Super 16 Féminin à Allonnes en direct sur Sport Boules Diffusion.

Découvrir Allonnes en vidéo sur Allonnes.fr.

"Galien enfin" sur ffsb.fr.

Christophe Campiglia


Fédération Française du Sport Boules - Crédits : Stadline - Mentions légales